HTMA et mineral balancing

L'un des meilleurs tests sur le marché de la santé fonctionnelle, mais aussi l'un des plus mal compris !

Il est possible que vous ayez déjà entendu parler du HTMA (Hair Tissue Mineral Analysis, ou analyse minérale des cheveux), et que vous ayez vaguement compris de quoi il s'agit. Peut-être avez-vous même déjà fait un HTMA, mais êtes restée sur votre faim. La raison à cela est simple : le HTMA est un test fonctionnel assez mal compris, d'après mon constat. Beaucoup pensent (y compris des praticiens) qu'il s'agit d'un test pour détecter des carences et des excès de minéraux et de métaux lourds. C'est infiniment plus complexe que ça.

C'est un sujet extrêmement vaste, et même une longue page ne suffira jamais à couvrir tous les aspects de ce test et du travail qui en découle : le mineral balancing. Parce que oui, HTMA et mineral balancing sont deux choses indissociables. Entendez par là que faire un HTMA a toujours pour but de faire du mineral balancing, et rien d'autre.

Alors qu'est-ce que le mineral balancing ?

Le mineral balancing, en bref

Le travail de mineral balancing (littéralement « équilibrage des minéraux ») repose sur l'ionomique, une discipline scientifique surtout connue dans le domaine agricole, qui consiste en l'étude des minéraux et des oligo-éléments au sein des systèmes biologiques. L'ionomique permet de caractériser leur rôle dans le métabolisme, l'homéostasie et le fonctionnement cellulaire du système concerné.

L'ionome est hautement dynamique, façonné par des facteurs génétiques, environnementaux et physiologiques. Au-delà de la simple quantification des éléments minéraux, l'ionomique met en lumière la régulation fonctionnelle des ions et leurs interactions avec les réseaux biochimiques. 

C'est exactement là que se situe le mineral balancing. Le mineral balancing ne consiste pas à regarder les niveaux hauts et bas sur un HTMA pour les corriger individuellement. Il consiste à équilibrer le système minéral dans sa globalité, en tenant compte des antagonismes, des synergies, et de la question du mimétisme ionique (j'y reviens en détail plus bas). Si vous ne devez retenir qu'une seule chose de cette page, c'est celle-là.

Cette logique de réseau n'a rien d'ésotérique, elle est même l'un des acquis les plus solides de la biologie des éléments traces. Une revue publiée dans Free Radical Biology and Medicine rappelle que 11 des 12 minéraux essentiels ont un rôle mitochondrial direct, et que la mitochondrie est un organite particulièrement riche en minéraux, qui lui servent à mener à bien ses rôles. Un déséquilibre minéral n'est donc jamais « juste » un déséquilibre minéral : c'est un déséquilibre énergétique, enzymatique et redox.

Maintenant que les bases sont posées, et que vous comprenez un peu mieux ce qu'est le mineral balancing (du moins, je l’espère !), on peut passer à la suite.

Que retrouve-t-on sur un test HTMA ?

Un résultat de test HTMA se présente ainsi :

Exemple de résultat HTMA, page 1 : taux des minéraux nutritionnels, des métaux lourds et des autres éléments toxiques

Page 1 du rapport : les niveaux

  • Encadré bleu : graphique des niveaux de tous les minéraux et oligo-éléments nutritionnels. Les quatre premiers (calcium, magnésium, sodium, potassium) sont appelés macrominéraux et constituent le premier quadrant. Ce sont les plus importants, car ils dictent globalement tout le reste de la dynamique minérale, et c'est en particulier sur eux que l'on cherche à agir pour équilibrer le système global. C'est aussi à partir de ces quatre macrominéraux que sont établis la majorité des modèles psychologiques qui apparaissent sur votre compte-rendu. Pourquoi ? parce qu'ils sont les plus sensibles et réactifs aux différents stress que vous vivez (que ce soit actuellement, ou par le passé). Le second quadrant est constitué du cuivre, du zinc, du fer et du manganèse, et revêt lui aussi une importance majeure dans l'interprétation et le travail. Ils représentent des "couches" plus profondes et subtiles de votre corps et personnalité, et participent à des fonctions biochimiques bien précises et déterminantes pour votre santé.
  • Encadré rose : graphique des métaux lourds dosés dans votre échantillon (aluminium, plomb, cadmium, mercure, béryllium, arsenic, uranium). On voit sur l'exemple que certains sont élevés, mais ne vous y trompez pas : avoir des niveaux très faibles de métaux lourds ne veut pas dire que vous n'en avez pas, bien au contraire (surtout sur un premier HTMA). Ils sont toujours à interpréter en fonction du profil minéral global et du taux d'oxydation. 
  • Encadré vert : d'autres éléments néfastes en excès pour la santé. Je retrouve couramment des niveaux augmentés de strontium, nickel, bismuth ou zirconium au cours du mineral balancing, souvent comme signe d'élimination. 
Exemple de résultat HTMA, page 2 : rapports minéraux principaux, rapports minéraux/métaux toxiques et rapports additionnels

Page 2 du rapport : les rapports

  • Encadré bleu : le calcul des rapports principaux, basés surtout sur les macrominéraux. Chaque rapport renseigne sur une ou plusieurs sphères de l'organisme, et par extension sur le système minéral global (et c'est avant tout sur eux que l'on cherche à agir) : 
    • Rapport Ca/P : système nerveux et production d'énergie.
    • Rapport Na/K : vitalité, fonction surrénalienne, potentiel électrique membranaire des cellules.
    • Rapport Ca/K : fonction thyroïdienne.
    • Rapport Zn/Cu : système immunitaire, hormones, détoxification.
    • Rapport Na/Mg : fonction surrénalienne.
    • Rapport Ca/Mg : équilibre glycémique et stress du mode de vie.
    • Rapport Fe/Cu : infections, système immunitaire, fonction thyroïdienne.
  • Encadré rose : graphique d'autres rapports, mettant cette fois en relation des minéraux nutritionnels avec des métaux toxiques. Cet encadré peut être pertinent pour évaluer l'impact précis d'un métal lourd sur plusieurs minéraux nutritionnels : on peut estimer si la personne est suffisamment « armée » nutritionnellement pour lutter contre certains métaux, ou non. Son utilisation reste mineure et n'est pas l'axe majeur de travail.
  • Tableau vert : des rapports additionnels, qu'on utilise généralement peu hors contexte spécifique, ou qui n'ont pas encore reçu suffisamment de recherches pour être davantage mis en avant.

En apparence, il est tentant de verser dans l'interprétation classique « niveaux hauts = j'en ai trop ; niveaux bas = j'en manque ». J'insiste : ça ne fonctionne pas ainsi. Tous les niveaux que vous voyez sur votre résultat doivent être interprétés ensemble. C'est impératif, car c'est ce qui permet de faire ressortir les bons patterns à travailler, les faiblesses et les forces de l'organisme, l'état de fonctionnement global du corps, et d'établir toute la structure du programme de mineral balancing.

Chaque élément n'existe que relativement aux autres. Aucun minéral ou oligo-élément ne fonctionne seul, à l'image de notre corps dont les organes fonctionnent aussi ensemble. 

Compte-rendu d'un HTMA : à quoi s'attendre ?

Tout d'abord, il faut savoir qu'un premier HTMA ne raconte pas la même histoire qu'un HTMA de suivi. Le premier HTMA que vous ferez dans votre vie fait état de là où vous en êtes de votre profil minéral actuellement, sur les 3-4 derniers mois, en étant vierge de toute intervention. À l'issue de ce premier test, le mineral balancing démarre, et les HTMA suivants serviront à suivre votre progression pour ajuster le protocole au fur et à mesure des changements.

Un vrai compte-rendu de HTMA fait état de :

Le taux d'oxydation

C'est la vitesse à laquelle votre organisme convertit les nutriments en énergie. Le cadre HTMA distingue schématiquement des profils rapides ("Fast Oxidizer") et lents ("Slow Oxidizer"), chacun appelant des stratégies nutritionnelles et de supplémentation différents. C'est l'un des premiers éléments qu'il faut déterminer, parce qu'il conditionne à peu près tout le reste du protocole : un même complément peut soutenir un profil et déséquilibrer l'autre.

Les fonctions thyroïdienne et surrénalienne

Schéma de la synthèse des hormones thyroïdiennes : captation de l'iodure par le NIS, organification par la thyroperoxydase (TPO), couplage et protéolyse de la thyroglobuline
Schéma de l'organification de l'iode dans la thyroïde. Ce mécanisme clé permet de fabriquer les hormones de la glande.

Le HTMA ne dose pas vos hormones, il ne remplace jamais un bilan sanguin avec un médecin. Cela dit, ce test apporte une lecture hormonale qui n'est pas possible avec une prise de sang : biodisponibilité cellulaire des cofacteurs, réceptivité des cellules à l'action des hormones, impact des hormones sur l'ensemble des minéraux... Et cette lecture est loin d'être anecdotique, parce que la dépendance des hormones aux minéraux est massive :

  • La thyroperoxydase (TPO), enzyme clé de la synthèse hormonale thyroïdienne, est une hémoprotéine : sans fer suffisant, l'organification de l'iode et la production de T4/T3 sont réduites. C'est aussi pour cela que la ferritine sert de témoin de l'action des hormones thyroïdiennes sur les tissus périphériques, les hormones thyroïdiennes stimulant la synthèse d'apoferritine.
  • Les désiodases (DIO1, DIO2), qui convertissent la T4 en T3 active, sont des sélénoenzymes. En déficit de sélénium, la conversion périphérique de T3 diminue.
  • Le zinc participe à la synthèse des hormones thyroïdiennes, à l'activité des désiodases, et à la conformation même des récepteurs thyroïdiens (motifs « doigts de zinc »).
  • L'iode est le substrat obligatoire de la synthèse hormonale, capté par le symporteur Na⁺/I⁻ puis organifié par la TPO. Carence comme excès perturbent la fonction thyroïdienne (l'excès pouvant induire un effet Wolff-Chaikoff ou déclencher une auto-immunité). Le HTMA ne dose pas directement l'iode, mais plusieurs indices peuvent nous aider à connaître le statut en iode. 

Côté surrénales, l'axe est tout aussi minéral-dépendant. Le magnésium module la libération de CRH et d'ACTH ainsi que la sensibilité surrénalienne : chez l'animal, la carence magnésique dérégule franchement l'axe HPA et induit un phénotype anxieux. Chez l'humain, une revue systématique de 18 études retrouve un effet du magnésium sur l'anxiété subjective et la réactivité au stress, surtout chez les sujets déficitaires ou stressés. Et la boucle est vicieuse : le stress augmente l'excrétion urinaire de magnésium, qui aggrave à son tour la réactivité au stress.

A travers ces quelques exemples, on constate bien la connexion indéniable entre minéraux et hormones.

Graphique HTMA des quatre macrominéraux (calcium, magnésium, sodium, potassium) montrant un calcium très élevé au-dessus de la plage de référence, illustrant le calcium shell.

Les niveaux de stress et leurs impacts sur le corps

Le HTMA fait état de votre niveau de stress et de son impact sur votre corps. Par exemple, vous pourriez avoir un calcium shell (littéralement « coquille de calcium ») : une élévation majeure du calcium tissulaire interprétée comme un mécanisme de mise à l'abri, souvent retrouvée chez des personnes ayant traversé un stress prolongé accablant, ou des traumas non résolus. On constate aussi souvent la configuration de dominance sympathique, le fait de se "pousser" malgré l'épuisement.

Il existe beaucoup de modèles de stress pouvant apparaître sur un HTMA, c'est pourquoi la prise en charge doit être globale et intégrative.

Les traits de personnalité

Le HTMA associe certains profils minéraux à des traits de tempérament et de fonctionnement psycho-émotionnel. C'est probablement la partie la plus déroutante d'un compte-rendu HTMA pour une personne qui le découvre. Et c'est ma partie préférée !

Bien que cela puisse sembler fou, sachez qu'un pattern qui ressort sur un compte-rendu correspond presque toujours à une caractéristique clé de ce que la personne vit, fait, ressent ou expérimente (de façon consciente ou non). C'est troublant, mais ça se vérifie à chaque fois !

Et c'est logique : les minéraux mais aussi les métaux lourds façonnent notre comportement. Au cours du mineral balancing, il est très courant de voir des changements de comportement bénéfiques, et c'est ce qui me plaît le plus dans ce travail. 

Les métaux lourds et les métaux en quantités toxiques

Le HTMA fait état de la présence de métaux lourds (mercure, cadmium... aucun rôle physiologique, uniquement délétères) et de métaux nutritionnels problématiques (comme le cuivre, fer, ou manganèse par exemple, que l'on surnomme les « amigos » dans le jargon du mineral balancing). Ces derniers minéraux sont essentiels à notre santé, mais ils peuvent être présents en trop grande quantité (seuil toxique), ou bien être présents sous des formes biochimiques toxiques inutilisables par le corps (bio-indisponibles). Le HTMA ne permet pas de savoir cela en détail, mais les éliminer est quoi qu'il en soit toujours bénéfique. 

Le terrain immunitaire et infectieux

Le profil minéral renseigne aussi sur la capacité de défense de l'organisme, via un concept bien documenté : l'immunité nutritionnelle. L'idée est que l'hôte et le pathogène se livrent une bataille pour les métaux. D'un côté, notre organisme séquestre activement le zinc, le fer et le manganèse (via la calprotectine, les transporteurs ZIP/ZnT) pour affamer les bactéries. De l'autre, les macrophages concentrent le cuivre dans le phagosome pour intoxiquer par voie redox les pathogènes qu'ils ont ingérés. Un statut minéral défaillant, c'est un système immunitaire fortement impacté. 

Le zinc, en particulier, est un pilier : sa carence altère la lymphopoïèse, la maturation lymphocytaire, la communication cytokinique et le burst oxydatif des phagocytes.

Et il y a encore bien d'autres choses à découvrir sur un compte-rendu HTMA !

Métaux lourds : un problème minéral avant d'être un problème toxicologique

Avec les récents sujets sanitaires concernant la présence de métaux lourds dans nos aliments du quotidien, comme les céréales (cadmium) ou le thon (mercure), de plus en plus de personnes se questionnent (à raison) sur leurs effets sur notre santé, et comment s'en prémunir. 

Avoir une vie totalement exempte de métaux lourds est impossible. Comme je le répète très souvent aux femmes qui font du mineral balancing avec moi : oui, il y a des métaux lourds partout (air, eau, aliments, sols), oui il y en a dans votre organisme, mais non, ce n'est pas une fatalité et vous pouvez agir. Adopter les bons réflexes et mettre en place les solutions adaptées sont des mesures qui permettent de bien limiter leurs effets sur votre santé. Le mineral balancing fait partie de ces outils, et est pour moi le meilleur. Comment fonctionne-t-il ?

Le mimétisme ionique : la clé pour comprendre le fonctionnement

Le mimétisme ionique est le mécanisme central de l'élimination des métaux lourds grâce au mineral balancing. Les métaux lourds n'ont pas de transporteur dédié dans notre organisme, puisqu'ils n'ont aucun intérêt pour notre santé. Pour entrer en nous, ils empruntent les transporteurs des minéraux nutritionnels, parce qu'ils leur ressemblent biochimiquement (charge, rayon ionique, affinité chimique). C'est ce qu'on appelle le mimétisme ionique et moléculaire, décrit en 2005 par Bridges et Zalups dans Toxicology and Applied Pharmacology, référence pivot du domaine.

La conséquence clinique est capitale, et c'est elle qui fait tout l'intérêt du mineral balancing : plus vous êtes carencée en minéraux nutritionnels, plus vous absorbez les métaux toxiques. Les transporteurs sont surexprimés pour capter ce qui manque, et ils laissent passer les imposteurs.

Voyons quelques exemples de couples :

  • Cadmium contre zinc : le cadmium entre par les transporteurs ZIP8, ZIP14 et DMT1, partagés avec le zinc, le manganèse et le fer. Une fois dedans, il se substitue au zinc dans les métalloprotéines, notamment les fameux « doigts de zinc », perturbant réplication de l'ADN, réparation et signalisation cellulaire. Un déficit en zinc ou en fer augmente potentiellement l'absorption de cadmium. Ajoutez à cela que le cadmium est un métallœstrogène capable de se lier aux récepteurs aux œstrogènes et d'activer leur transcription, et vous comprenez pourquoi le cadmium est un point névralgique pour la santé hormonale féminine.
  • Plomb contre calcium et fer : environ 90 % du plomb corporel est stocké dans l'os, à la place du calcium, dont il mime les propriétés ioniques. Il entre par DMT1, partagé avec le fer : en carence martiale, l'absorption duodénale de plomb augmente nettement. Il active également la calmoduline et interfère avec les canaux calciques, ce qui sous-tend sa neurotoxicité.
  • Mercure contre sélénium : le mercure a une affinité extrême pour le sélénium. Il se lie au site sélénocystéine des sélénoprotéines (thiorédoxine réductase, glutathion peroxydase) et les inhibe, tout en formant du séléniure de mercure (HgSe) métaboliquement inerte. Ce qui signifie que le mercure ne fait pas que « polluer » : il confisque votre sélénium et vous prive de vos défenses antioxydantes et de votre conversion T4→T3. D'où l'importance du ratio molaire Se:Hg, plutôt que du seul niveau de mercure. Attention toutefois : cela ne veut pas dire qu'un excès de sélénium annule la toxicité du mercure. Le sélénium a une fenêtre thérapeutique étroite et son excès est aussi délétère.
  • Arsenic contre phosphore et soufre : l'arséniate (As⁵⁺) est un analogue structural du phosphate : il forme un glucose-6-arséniate instable et découple la synthèse d'ATP. L'arsénite (As³⁺), lui, se lie aux dithiols vicinaux (cystéines, acide dihydrolipoïque) et inhibe des enzymes soufre-dépendantes majeures dont la pyruvate déshydrogénase. Traduction : vous ressentez une fatigue directement provoquée par la production d'énergie cellulaire altérée. 
  • Aluminium contre magnésium et calcium : l'Al³⁺ a une charge et un rayon ionique proches de ceux du Mg²⁺ et du Ca²⁺. Il se substitue à ces cations sur des sites enzymatiques, dont des réactions ATP-Magnésium dépendantes, altère la neurotransmission et favorise le stress oxydatif.

Je pense que vous voyez donc naturellement le processus inverse pour se débarrasser progressivement des métaux lourds : cela consiste à en partie à fournir au corps les éléments manquants pour qu'ils reprennent leur place et que les métaux toxiques soient poussés vers la sortie. Je dis "en partie" car je schématise beaucoup. La mise en place d'un bon protocole est plus complexe que cela, et il y a beaucoup de paramètres dont il faut tenir compte. Mais vous avez l'idée principale !

Qui accumule plus facilement les métaux lourds ?

Certaines personnes accumulent davantage de métaux lourds que d'autres, et pour des raisons parfaitement logiques une fois qu'on a compris le mimétisme ionique :

  • Les personnes carencées en zinc, fer, calcium, sélénium ou magnésium → transporteurs surexprimés, "portes" grandes ouvertes.
  • Les femmes enceintes et en post-partum → la mobilisation osseuse relargue ce qui y était possiblement stocké.
  • Les personnes souffrant de dysbiose intestinale → barrière intestinale fragilisée, détoxification altérée, moindre chélation microbienne.
  • Les personnes en stress chronique ou en burn-out → fuite urinaire de magnésium et de zinc, glutathion amoindri...
  • Les personnes souffrant d'hypothyroïdie → métabolisme et détoxification ralentis.
  • Les personnes en alimentation déséquilibrée, très végétale, ou avec un TCA → apports faibles en zinc et fer biodisponibles, formes de nutriments moins biodisponibles, apports élevés en cadmium via certains végétaux...
  • Certains métiers → dentaire, soudure, bâtiment, coiffure, industrie, agriculture.
  • Les grands consommateurs d'aliments concentrateurs : gros poissons prédateurs, riz, abats, chocolat, céréales et graines...
  • Les personnes vivant en zone agricole, industrielle, ou en zone polluée.
  • Les sédentaires → moindre sudation, moindre circulation lymphatique.

À quoi s'attendre au cours du mineral balancing ?

Un travail global, qu'on ne peut pas cibler

Il est important que vous gardiez en tête une chose : on ne peut pas cibler le travail en mineral balancing. À l'image du système minéral traité dans sa globalité, on traite aussi le corps dans sa globalité. Vous ne pouvez pas choisir quels métaux éliminer : c'est votre corps qui décide, dans l'ordre qu'il estima adéquat et en fonction des ressources dont il dispose.

Entamer du mineral balancing nécessite donc de comprendre que vous allez potentiellement voir pas mal de choses changer, à la fois physiquement et mentalement, au gré des mois. Ce n'est pas un test adapté aux personnes qui souhaitent un travail précis sur une sphère précise de l'organisme. Faire du mineral balancing, c'est prendre le pack complet ! Et c'est ce qui rend ce travail si unique d'après moi.

Le retraçage

Le retraçage (retracing) désigne la réapparition transitoire de symptômes, émotions ou sensations passés, au fur et à mesure que l'organisme remonte son "historique". Une ancienne éruption cutanée, une fatigue qui revient, des émotions qui ressurgissent, un symptôme digestif qu'on n'avait plus eu depuis des années, des flashbacks, certains rêves, un herpès qui ressurgit... La liste est aussi longue qu'il n'y a d'individus. Ce n'est pas une rechute ni une aggravation : c'est le corps qui repasse par des problèmes passés mal résolus, pour les résoudre définitivement.

Ce phénomène se produit assez fréquemment, mais n'est pas systématique. Il peut être déroutant ou désagréable, mais il est transitoire avec le bon accompagnement.

Le mineral balancing dans mon accompagnement

Vous l'aurez compris, le HTMA est un outil singulier. Il ne ressemble pas aux autres tests fonctionnels, en ce sens qu'il est spécifiquement destiné à permettre l'application du mineral balancing. Et le mineral balancing est une façon de travaille bien particulière, qui ne se résume pas à la seule élimination des métaux lourds, bien que ce soit un pan indissociable du reste.

Le mineral balancing est un travail consistant à rééquilibrer l'intégralité du profil minéral d'une personne, et ce processus ne fait aucune distinction : on travaille sur tout l'organisme. C'est un outil que j'intègre à une lecture globale de votre terrain : votre histoire, votre chronologie, votre bilan sanguin, l'état de votre microbiote et de votre digestion, votre profil hormonal, votre charge de stress.

C'est cette exigence-là qui structure The Inner Blueprint

Si vous souhaitez travailler uniquement sur le volet minéral, un pack Mineral Balancing existe, et est ouvert à toutes, même si vous n'avez jamais été accompagnée par mes soins : une consultation initiale est simplement nécessaire au préalable, pour vérifier que ce travail est adapté à votre situation.

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Mis à jour le 2 août 2026

F.A.Q - HTMA et mineral balancing

Qu'est-ce que le HTMA (analyse minérale des cheveux) ?

Le HTMA (Hair Tissue Mineral Analysis) est une analyse qui mesure les niveaux des minéraux nutritionnels et des métaux toxiques dans un échantillon de cheveux. Le cheveu poussant d'environ 1 cm par mois, un prélèvement de 3 à 4 cm donne une image des 3 à 4 derniers mois. Contrairement à ce qu'on lit souvent, ce n'est pas un test de carences : sa valeur réside dans les rapports entre éléments, pas dans les valeurs isolées, et il sert de point de départ à un travail de mineral balancing.

Qu'est-ce que le mineral balancing ?

Le mineral balancing est un travail de rééquilibrage du système minéral dans sa globalité, fondé sur l'interprétation d'un HTMA. Il ne consiste pas à corriger un à un les minéraux hauts ou bas, mais à modifier les grands rapports (Ca/Mg, Na/K, Ca/P, Zn/Cu…) en tenant compte des antagonismes, des synergies et du mimétisme ionique entre minéraux nutritionnels et métaux toxiques. Il s'appuie sur l'ionomique, l'étude des minéraux au sein des systèmes biologiques, et se déroule sur plusieurs mois à plusieurs années avec des tests réguliers.

Quelle différence entre un HTMA et une prise de sang ?

Ils ne répondent pas aux mêmes questions, et se complètent très bien sur plusieurs aspects. Le sang mesure la fraction circulante à un instant T, sur une fenêtre de quelques heures à quelques jours, et il est régulé de façon très serrée. Le cheveu reflète ce qui a été incorporé aux tissus sur 3 à 4 mois.

L'exemple du magnésium est parlant : plus de 99 % du magnésium corporel est intracellulaire ou osseux, ce qui fait du magnésium sérique un marqueur médiocre du statut réel et explique qu'un déficit subclinique passe très souvent inaperçu. De la même façon, un métal lourd stocké dans l'os ou le foie ne se voit plus dans le sang. Le sang reste en revanche irremplaçable pour les intoxications aiguës aux métaux lourds.

Le mineral balancing est-il dangereux ?

Le mineral balancing n'est pas dangereux, mais il n'est pas anodin. C'est la raison pour laquelle je sélectionne les profils des personnes souhaitant le faire : parfois, ce n'est pas souhaitable car contre-indiqué (grossesse, allaitement, système nerveux non opérationnel, instabilité émotionnelle, traitement médical spécifique...). Je déconseille aussi de faire ce travail sans être guidé par un praticien formé.

Qu'est-ce que le retraçage en mineral balancing ?

Le retraçage désigne la réapparition temporaire de symptômes anciens au cours du travail de rééquilibrage minéral : anciennes manifestations cutanées, fatigue, remontées émotionnelles, symptômes digestifs etc. Ce n'est ni une rechute ni une aggravation, mais un passage transitoire.

Combien de temps dure un travail de mineral balancing ?

Plusieurs mois à plusieurs années, selon le profil, la charge en métaux et l'ancienneté des déséquilibres. Le rythme est dicté par la biologie : un cheveu ne reflétant que 3 à 4 mois, retester plus tôt n'a aucun sens. On procède par cycles : test, protocole, retest, ajustement. Si l'on vous promet un rééquilibrage minéral complet en trois mois, sachez que c'est impossible.

Peut-on cibler un métal lourd précis à éliminer ?

Non, et c'est important à savoir. C'est l'organisme qui détermine ce qu'il mobilise et dans quel ordre, en fonction de ses priorités et de ses ressources du moment. Le rôle du protocole est de créer les conditions de l'élimination, reconstituer les réserves en minéraux nutritionnels, soutenir les émonctoires, restaurer l'énergie cellulaire, soutenir les glandes endocrines, travailler le taux d'oxydation etc. 

Puisque les métaux toxiques empruntent les mêmes transporteurs que les minéraux nutritionnels (mimétisme ionique), c'est en restaurant le statut de ces minéraux qu'on limite l'entrée et qu'on favorise la sortie des métaux lourds.

Qui est le plus à risque d'accumuler des métaux lourds ?

Les profils qui reviennent le plus : les personnes carencées en zinc, fer, calcium ou sélénium (leurs transporteurs surexprimés laissent entrer les métaux proches biochimiquement) ; les femmes enceintes et en post-partum (mobilisation osseuse) ; les personnes en dysbiose intestinale ; les personnes en stress chronique ou en burn-out ; les hypothyroïdiennes ; les alimentations très déséquilibrées ou très végétales et les troubles du comportement alimentaire ; certaines professions (dentaire, soudure, bâtiment, coiffure, industrie, agriculture) ; les grands consommateurs de poissons prédateurs, riz ou abats ; et les personnes vivant en zone agricole, industrielle ou urbaine polluée.

Le HTMA détecte-t-il les carences en minéraux ?

Pas au sens où on l'entend habituellement, et c'est le malentendu le plus fréquent. Un minéral bas sur un HTMA ne signifie pas mécaniquement « vous en manquez », et un minéral haut ne signifie pas « vous en avez trop ». Un niveau élevé peut au contraire traduire une perte tissulaire en cours ou une incapacité à utiliser l'élément.

Seule la lecture croisée des niveaux et des rapports permet d'interpréter. Pour objectiver une carence à proprement parler, je m'appuie sur la biologie sanguine, en croisant les deux lectures.

Peut-on faire un HTMA sur des cheveux colorés ?

Oui, c'est possible, en respectant un certain délai avant le prélèvement. Toutes les modalités et informations relatives au prélèvement de votre échantillon de cheveux vous sont fournies par mes soins.

Peut-on faire du mineral balancing si on n'a « rien » de particulier ?

Oui, vous pouvez. Il est tout à fait possible que vous souhaitiez tester par curiosité le mineral balancing, même sans aucun symptôme ni problème de santé. Vous devez toutefois savoir que le mineral balancing peut "réveiller" des symptômes ou émotions sous-jacents pendant le processus.
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