
6 min de lecture
Votre ventre gonfle à chaque repas, vous avez des gaz, des douleurs abdominales, et on vous a peut-être dit qu'il faut « faire avec » ? Ce n’est pas normal, et ce n’est pas une fatalité. Voici les grandes causes possibles à explorer pour comprendre enfin d’où ça vient.

Un ventre qui gonfle, des gaz, des douleurs après les repas ou en fin de journée : ces troubles sont fréquents, mais ils ne sont pas normaux, et surtout ils ont une cause. Le plus souvent, plusieurs facteurs s'imbriquent : une alimentation mal tolérée, un microbiote déséquilibré, un manque de sécrétions digestives, un stress chronique, un terrain hormonal prédisposant, parfois une prolifération bactérienne comme avec le SIBO... Comprendre lesquels vous concerne, c'est la base élémentaire.
Ces troubles peuvent rendre le quotidien franchement pénible. Je suis moi-même passée par là, et je peux vous le dire : ce n'est pas une fatalité, parce que ces symptômes ont presque toujours une explication qu'on peut trouver. Cet article fait le tour des grandes causes possibles, pour vous aider.
C'est la première piste à examiner, parce que nous ne sommes pas égaux face aux aliments. Notre génétique, notre microbiote, notre histoire (une naissance par césarienne ou l'absence d'allaitement augmentent par exemple le risque de troubles digestifs) font que certains aliments passent bien chez l'un et mal chez l'autre. Du moins, pour l'instant.
Quelques familles reviennent souvent : les produits contenant du gluten, les légumineuses, parfois les produits laitiers. Un point important, que j'ai appris à mes dépens : supprimer un aliment soulage souvent, mais ce n'est pas toujours la solution de fond. Beaucoup de personnes tolèrent à nouveau ce qu'elles avaient éliminé une fois la paroi intestinale réparée. L'éviction est un outil de confort et de progression, pas forcément une condamnation à vie.
Le microbiote intestinal est un pan majeur de la digestion, et un déséquilibre (ce qu'on appelle une dysbiose) est l'une des causes les plus fréquentes de troubles digestifs. Une flore appauvrie ou déséquilibrée fermente mal, produit des gaz, et fragilise la paroi intestinale. C'est un sujet à part entière, que je détaille dans mon article sur la dysbiose intestinale, et dont je montre les conséquences jusqu'au cerveau dans intestin poreux, cerveau poreux et troubles neuropsychiatriques. Quand la barrière intestinale devient trop perméable, je décris comment la restaurer dans mon article sur l'hyperperméabilité intestinale et la méthode des 6R.
Votre digestion est largement pilotée par votre système nerveux. Or sous stress chronique, ce système reste en alerte, et la digestion en pâtit directement. Le corps ne fait pas la différence entre un danger vital et un stress permanent du quotidien : dans les deux cas, il met la digestion en veille.
Une conséquence concrète, souvent négligée : le stress altère vos sécrétions digestives, celles qui vous permettent de bien digérer. L'acide de l'estomac, la bile, les enzymes du pancréas et de l'intestin dépendent en grande partie du système nerveux. Un manque de bile, par exemple, se traduit par des signes précis que je détaille dans mon article sur les symptômes d'un manque de bile.
Troubles hormonaux et troubles digestifs, c'est souvent l'histoire de l'œuf et de la poule. Les premières hormones à regarder sont les hormones thyroïdiennes, car elles participent à la digestion, notamment aux sécrétions digestives et au transit. Une hypothyroïdie ralentit le transit et diminue souvent le flux biliaire, tandis qu'une hyperthyroïdie l'accélère et gêne l'absorption.
Ce lien est de mieux en mieux documenté : une étude récente montre que la pullulation bactérienne de l'intestin grêle est nettement plus fréquente en cas d'hypothyroïdie, avec une flore duodénale particulière. J'explore ce dialogue entre les deux organes dans mon article sur l'axe intestin-thyroïde. Du côté des hormones féminines, l'endométriose et le SMOP (ex-SOPK) peuvent aussi perturber la digestion, et beaucoup de femmes constatent que leur transit change selon le moment de leur cycle.
L'intestin peut aussi être colonisé par des micro-organismes indésirables, ou voir proliférer des espèces normalement tenues en quantité limitée. C'est une famille de causes très large, dont voici les grandes lignes :
Ces situations se ressemblent en surface mais ne se prennent pas en charge de la même façon, d'où l'intérêt de bien les distinguer et de se faire accompagner.
Ce qui ressort de mon expérience, c'est que ces causes sont rarement isolées : elles s'imbriquent. Une personne stressée depuis des années aura souvent, en même temps, des sécrétions digestives affaiblies, un microbiote appauvri, et parfois une thyroïde qui fonctionne au ralenti, chaque facteur entretenant les autres. C'est pour cela qu'un regard global, qui reconstitue votre histoire plutôt que de traquer un coupable unique, donne de meilleurs résultats qu'une approche symptôme par symptôme. Chercher la ou les causes de fond qui vous concernent, c'est précisément mon travail.
Take care 💙
The Inner Blueprint™
Mon accompagnement terrain-based pour les femmes en quête d’un suivi sur-mesure pour leurs troubles chroniques.

6 min de lecture

9 min de lecture

7 min de lecture