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Pour pouvoir éliminer durablement une candidose digestive, il faut absolument identifier son point de départ, et l'intégrer dans la stratégie globale de prise en charge.
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La candidose digestive est une affection pouvant être particulièrement difficile à éradiquer. Cette ténacité est due à plusieurs choses, entre les facteurs de virulence du candida albicans, l'ancienneté et le degré de la candidose, ou encore les facteurs favorisants qui ont permis à la levure de proliférer librement. C'est sur ce dernier point que j'insisterai dans cet article, parce qu'essayer de régler une candidose sans s'intéresser aux circonstances lui ayant été bénéfiques au départ, c'est laisser une porte grande ouverte pour son retour. Eradiquer le champignon est une chose, mais s’attaquer à la véritable raison qui l'a laissé proliférer en est une autre.
Les médicaments sont en première tête de cette liste. Pour beaucoup de personnes, une antibiothérapie est un grand point de départ pour une candidose. Les antibiotiques tuent les bactéries, y compris celles du microbiote intestinal, qui nous sont absolument essentielles pour être en bonne santé. Cela ne signifie pas que toute personne mise sous antibiotique aura automatiquement une candidose (ce n'est pas le cas), mais c'est une chose importante à déterminer lors de l'anamnèse. S'il est estimé qu'un antibiotique aurait pu être le facteur déclenchant de votre candidose digestive, alors la stratégie thérapeutique devra inclure un travail sur la flore intestinale en fin de processus. Cela permet de s'assurer que la reconstruction d'une flore bactérienne solide évitera une rechute plus tard.
Mais les antibiotiques ne sont pas les seuls à pouvoir être l’origine d’une mycose intestinale. Beaucoup de médicaments y contribuent aussi :
Leur point commune ? Tous ces médicaments modifient votre environnement intestinal. Le sujet ici est la candidose digestive, mais sachez que d’autres effets secondaires sont possibles.
La porosité intestinale est un autre grand facteur de candidose digestive. Elle peut résulter d’une utilisation excessive de médicaments, mais aussi d’une alimentation inadaptée, des métaux lourds, des mycotoxines, des toxines et du stress. Normalement, l’intégrité de la paroi intestinale est maintenue grâce à un microbiote efficace. Si ce microbiote est altéré, c’est la porte ouverte à une inflammation localisée où peuvent proliférer les pathogènes, et où les toxines peuvent entrer dans la circulation sanguine. C’est pourquoi les stades de candidose avancés présentent des signes systémiques. Un intestin poreux prend du temps à se réparer et nécessite une hygiène de vie suivie assidument.
Le stress… Un mot qui revient souvent pour beaucoup de problématiques, sans pour autant que son réel enjeu ne soit saisi. Le stress chronique est un véritable tueur silencieux, impliqué dans la plupart des maladies chroniques. Pourquoi ? Parce qu’il a un effet direct et profond sur nos cellules et hormones. Il affaiblit le système immunitaire et génère du stress oxydatif.
Mais bien que l’on pense souvent au stress comme quelque chose d’inhérent à un boulot que nous n’aimons pas, il faut absolument élargir cette vision si l’on souhaite se débarrasser de sa candidose. Il existe une multitude de formes de stress, dont certaines que vous ne percevez pas forcément :
Vous l’aurez compris, le stress chronique n’est pas l’apanage des personnes anxieuses de nature. Nous sommes tous continuellement exposés à différentes formes de stress mais sommes peu à nous en prémunir. En réponse au stress, le corps mobilise les glandes surrénales pour sécréter du cortisol. Le cortisol aura un effet immunosuppresseur afin de réduire la réponse inflammatoire du système immunitaire face à ces agressions. Il est donc utile mais il n’est pas souhaitable qu’il soit continuellement élevé car le système immunitaire fini par être déprimé et cela laisse l’opportunité aux pathogènes de se développer. Un travail sur le nerf vague sera capital également.
Outre la pilule contraceptive, d’autres changements hormonaux peuvent induire une candidose. On peut par exemple observer lors du retour de couche des chamboulements chez la femme (ou même pendant la gestation). D’autres affections comme l’insulinorésistance, la SOPK ou bien un burn-out peuvent faciliter l’installation du champignon.
La nutrition est un facteur de risque tout aussi important que les précédents. Notre alimentation moderne, remplie d’additifs (émulsifiants, colorants, exhausteurs de goût, conservateurs etc) génère de véritables attaques inflammatoires contre la barrière intestinale. Une mauvaise alimentation détériore notre flore intestinale en diminuant certaines populations bactériennes bénéfiques qui protègent notre intestin d’invasions et proliférations. En particulier, le glyphosate massivement utilisé dans l’agriculture est un enjeu sanitaire colossal complètement passé sous le tapis.
Il ne faut non plus oublier l’apport en antibiotiques émanant de la consommation de bêtes traitées par antibiothérapie. Certains éleveurs font attention à cela et se tournent vers des méthodes plus naturelles, mais dans un souci de productivité, les grands producteurs ont souvent recours aux antibiotiques par prévention et ces résidus se retrouvent dans ce que nous mangeons. Également, l’eau comporte des résidus d’antibiotiques. La solution est de consommer un maximum de produits animaux élevés dans de bonnes conditions respectueuses de l’environnement et des bêtes, et de filtrer l’eau.
Beaucoup de nutriments sont impliqués dans la bonne santé intestinale, soit parce qu'ils constituent le système nerveux, soit la barrière intestinale, ou qu'ils nourrissent notre flore. Il faudra évaluer tout cela avec un praticien pour optimiser votre assiette. De plus, la candidose se nourrissant de certains nutriments, on peut totalement se retrouver carencé en certains, et ce sera le serpent qui se mord la queue.
En définitive, la candidose digestive, si détectée et prise en charge précocement, n'aura pas le temps de causer trop de dégâts. En revanche, plus le champignon est implanté, plus ce sera difficile. N'hésitez pas à voir avec votre médecin pour d'éventuels examens afin de rapidement la traiter, notamment si vous présentez des signes tels qu'une grosse appétence pour le sucre, rétention d'eau, brouillard mental, prise de poids, syndrome dépressif, congestion nasale, acné, fatigue chronique...
Take care 💙
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Mon accompagnement terrain-based pour les femmes en quête d’un suivi sur-mesure pour leurs troubles chroniques.

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